Noël est devenu une fête si commerciale qu’il est difficile d’échapper à la montagne de déchets générée par l’avalanche des cadeaux, décorations, et nourriture. Voici donc quelques conseils pour rendre vos fêtes zéro déchet.

Mon beau sapin, roi des forêts

Qui dit Noël dit sapin, or lorsque l’on s’inscrit dans une logique zéro déchet, on est amené à se poser la question : vaut-il mieux importer un sapin d’Europe ou acheter un sapin en plastique ? La réponse est bien évidemment l’option numéro 3, choisir un sapin local et en pot. Au choix le Araucaria qui peut très bien faire office de sapin du Sahel, ou alors un petit palmier qui est plus proche des arbres présents à Bethléem au moment de la naissance du Christ que les sapins de Scandinavie dont nous parons nos maisons à Noël. 

En effet saviez-vous que le sapin n’est mentionné nulle part dans les Evangiles ? La seule descritption faite par Luc parle d’une auberge ou d’une étable, à priori sans arbre donc.

En revanche Le Coran rapporte que la naissance de Jésus, prophète important et respecté, a lieu sous un palmier, sans aucun doute car le palmier est le signe de la présence de l’eau et que sans eau, il n’y aurait pas de vie. Le sapin vert quant à lui est à l’orgine un symbole païen d’Europe du Nord qui représente la vie éternelle, car il ne se dégarnit pas, même au cœur de l’hiver. Le sapin était décoré par les fleurs ou des épis de blé au moment du solstice d’hiver (autour du 21 décembre), soit le jour le plus court de l’année pour marquer le renouveau à venir… 

Le sapin ou le palmier symbolisent la vie et/ou le renouveau, donc par pitié n’acheter pas un sapin en plastique importé de Chine et qui finira de toutes façons en déchet à un moment ou un autre, préférez lui un arbre en pot, donc vivant et que vous pourrez décorer chaque année. Pour les plus bricoleurs, il est aussi possible de créer soi-même son sapin à partir de palettes ou de bois recyclés, de le peindre sur un drap, de le découper dans des pans de cartons usés…

Les cadeaux

Difficile de résister quand on voit les mines ébahis des enfants  devant les cadeaux déposés par le père Noël. Oui, mais voilà quand la fête est finie entre les papiers cadeaux, les emballages en plastiques, les cartons, le polystyrène, les déchets s’accumulent et on en sait plus quoi en faire. Premier réflexe à adopter on se réfrène dans les achats. Faire moins et mieux.

Ensuite on privilégie les cadeaux de seconde main ou l’artisanat dont les bénéfices sont reversés à des associations. A nouveau évitez les cadeaux à base de plastique qui se gâtent vite et finissent à la décharge ou pire dans nos océans.

On peut aussi bricoler soi-même ou offrir du temps partagé (un spectacle par exemple ou une formation zéro déchet). On peut aussi tirer au sort un mois avant Noël qui fait un cadeau à qui, ce qui fait qu’il n’y a qu’un cadeau par personne et que celui-ci est beaucoup plus personnalisé que si l’on doit faire 25 cadeaux pour chaque membre de la famille.

Noël c’est aussi l’occasion de penser aux plus démunis, alors on ouvre les armoires, on reprère les vêtements trop petis et les jouets tombés en désuétudes, on les nettoie, on les répare et on les emballe et on les donne à une association pour qu’ils aient une seconde vie. Pour les emballages, on demande aux artisants de nous confectionner des petites pochettes en tissus que l’on ne manquera pas de réutiliser chaque fois que l’occasion se présente ou alors on relit l’article publié l’an dernier sur la technique japonaise du Furoshiki.

Le repas

 On opte pour des jus maison et des produits locaux. Il y a pleins d’alternatives aux soi-disants repas de Noël traditionnels : on remplace la dinde fourrée aux marrons par un poulet de chair aux épices accompagné de patates douces sautées ou encore un canard à l’orange avec des haricots verts, des brochette de lottes à l’ananas ou des gambas marinées au gingembre servis avec du riz, on oublie le saumon fumé très cher et importé et on choisit des toasts d’espadon fumé, ou des pastels et on fait soi-même un dessert à base de fruits locaux, par exemple une bûche au fruit de la passion.

Pour la décoration on utilise une belle nappe, de vrais assiettes, couverts et verres (pas de jetable), on décore avec des bouts de bois, des coquillages ramassés sur la plage, des fleurs de bougainvilliers, on y ajoute des bougies en cire naturelle dans des pots en verre peints par les enfants pour l’ambiance. Comme il y a toujours trop on pense aux plus démunis qui n’ont rien en leur apportant une assiette….